De lac en lac

Jour 24, mardi 21 avril

Martuljek-Bled-Bohinj, 80 km.

Après la pluie d’hier soir, la nuit a été calme mais froide. Trois couches de vêtements et ma cagoule n’ont pas été de trop pour maintenir une température acceptable et me permettre de passer une bonne nuit. Le soleil qui perce ce matin va sécher la toile de tente et offrir un joli spectacle sur la chaîne des Alpes Juliennes, dont les sommets autour de 2.000 mètres s’alignent face au camping. Ils sont encore bien enneigés, ce qui n’est pas étonnant au vu des températures dans la vallée.

Face à ce spectacle grandiose, le petit déjeuner sur une table du bar se prolonge un peu, juste pour le plaisir. Vers 9h je me mets en route direction le lac de Bled où j’aurais dû arriver hier soir.

Parallèle à la grande route, la piste cyclable est un modèle du genre; asphaltée, sinueuse, suffisamment éloignée de la route, bien entretenue et surtout équipée de services bien utiles, comme des points d’eau, des tables de pique-nique, des points de gonflage et réparation, et même des bornes wifi ! On n’en demande pas tant chez nous; si on avait seulement des vraies pistes cyclables, séparées de la circulation automobile, même sans tous ces services, on serait content !

Comme le soleil résiste à l’approche des nuages, ce début de parcours est un vrai plaisir, à peine gâché par le mini col de 3 Km à 12% qui me rappelle des souvenirs pas si lointains. Dans ces secteurs très boisés et peu fréquentés j’espère toujours apercevoir un ours, puisque la Slovénie en compte environ un millier, mais j’ai beau guetter à travers les feuillages, aucun ne se montre.

Il est à peine midi quand j’arrive à Bled, qui n’est pas un trou perdu comme son nom pourrait laisser penser. C’est même une ville animée, entièrement tournée vers son lac qui n’est pas très grand, environ 2 km sur 1,5, mais avantagé par le cadre grandiose dans lequel il est posé. Et puis il y a ces points qui accrochent irrésistiblement le regard, d’abord l’île de Bled, de laquelle émerge l’église de l’Assomption, un lieu de pèlerinage, et puis le château, perché sur un impressionnant éperon rocheux.

Comme un sentier permet de faire le tour complet du lac, c’est ce que je fais tranquillement, presque au rythme des marcheurs qui sont nombreux. Arrivé au cœur de la ville, je me fais un sandwich au pâté sur un banc public face au lac. Je cherche ensuite la route qui monte au château mais je ne la trouve pas, alors je pose la bicyclette et j’entreprends de grimper là-haut à pied; ça change un peu. Je termine le tour à la base nautique qui accueille des compétitions internationales d’aviron.

Il est 14h30, j’ai fait le tour de la question, et comme je n’ai fait qu’une demi-étape hier, je vais anticiper celle de demain, c’est à dire filer jusqu’à l’autre lac, celui de Bohinj qui ne se trouve qu’à une quarantaine de kilomètres. Un beau soleil est annoncé demain matin, je pourrai ainsi profiter de ses rayons pour admirer cette autre merveille du parc naturel de Narodni, toujours dans les Alpes Juliennes. Le parcours ne présente pas de difficulté, aussi suis-je à 17h sur place. Après avoir regarni ma sacoche de nourriture, je file au camping situé à l’extrémité ouest du lac. Comme hier soir, la pluie viendra à la tombée de la nuit, sans doute pour vérifier une nouvelle fois l’étanchéité de la tente. Vivement le soleil annoncé !

Les sommets des Alpes juliennes.
Les chats enchantés de ce pont font référence à un conte de l’écrivain slovène Marko Kuncic.
Ouf, c’est une descente !
Ce moulin faisait de la farine et sciait du bois !
Nos amies les grenouilles.
L’île de Bled attire tous les regards.
Le château de Bled sur son rocher.
Une pletna, bateau traditionnel du lac de Bled.
Le lac vu du château.
L’île se mire dans l’eau du lac.
L’orage menace sur le lac de Bohinj.

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5 réflexions sur “De lac en lac

  1. Un plaisir de te lire tous les jours.Je te souhaite un peu plus de chaleur mais je vois que le moral bon.

    Bonne route.

    Jean-Pierre CCI.

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  2. On a plaisir à suivre notre reporter sabolien qui nous fait découvrir des contrées inconnues, partager ses petits moments de bonheur et ses déboires qui éveillent certains souvenirs chez ceux qui ont déjà pratiqué l’aventure à vélo.

    Merci Pascal, on t’encourage et on te suit.

    Bruno H.

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  3. On a plaisir à suivre notre reporter sabolien qui nous fait découvrir des contrées inconnues, partager ses petits moments de bonheur sans oublier ses déboires qui éveillent certains souvenirs à ceux qui ont déjà pratiquer les aventures à vélo.

    Merci Pascal, bon courage, on te suit.

    Bruno H.

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  4. Même en Slovénie, le proverbe prévaut: en avril ne te découvre pas d’un fil. Une vieille dame brûlonnaise l’avait traduit librement naguère par « en avril, y z’ont dit qu’y fallait point s’déshabiller ».
    Je te souhaite plus de descentes que de montées. Thierry

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