Jour 16, lundi 13 avril
Iseo-Vérone, 108 Km.
Le petit déjeuner dans le camping-car d’Heino et Evelyn est la meilleure façon de démarrer une journée. Bien au chaud, je déguste les Brötchen et les croissants commandés la veille au soir à la réception du camping. Un bon thé par là-dessus, et me voilà prêt à affronter une journée qui s’annonce difficile non pas tant à cause de la distance ni du dénivelé, mais de la météo. En effet, des averses et un fort vent d’Est avec rafales à 45 km/h sont annoncés. Or c’est justement dans cette direction que je vais rouler toute la journée.
Les 30 premiers kilomètres me laissent dubitatif sur la fiabilité des prévisions météo italiennes car le vent est nul et il ne tombe pas une seule goutte d’eau.
La traversée de la ville de Brescia me semble interminable; j’ai l’impression que cette ville s’est étendue à l’infini en grignotant les campagnes alentours.
Et c’est en quittant cette cité de 350.000 habitants, deuxième poumon économique de Lombardie, que je ressens les premiers effets du vent qui se lève et va forcir au fil de la journée. Dès lors je ne vais cesser de me confronter à cet élément qui est le pire ennemi du cycliste. Le tracé de cette étape étant rectiligne, je ne vais. pas y échapper bien souvent. Et je me retrouve ainsi à rouler autour de 10 Km/h en appuyant sur les pédales comme un forcené. Mais le pire, c’est de croiser des cyclistes qui eux, ont le vent dans le dos et avancent à 25 Km/h en effleurant à peine les pédales.
Apres une pause casse-croûte, j’arrive assez péniblement sur les rives du lac de Garde, le plus grand des lacs italiens avec ses 52 kilomètres de long et 17 de large. Le ciel plombé ne rend pas justice à la beauté de ce plan d’eau, mais je note toutefois la belle couleur verte des vagues qui viennent éclater sur le rivage.
Une dernière montée abrupte va me mettre en difficulté, car mon dérailleur avant refuse de passer sur le plateau de montagne. C’est donc en danseuse que je grimpe cette difficulté, avant de redescendre vers Vérone, toujours en butte à un vent qui ne faiblit pas.
Du coup, je ne prends le temps de parcourir la ville des amants et je monte directement au camping san Pietro situé sur les hauteurs de la ville. J’y retrouve mes amis allemands qui me réconfortent en me concoctant un repas royal.








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