C’est Cher mais c’est beau.
Qui voit Luynes voit la bruine. Au lever, le ciel est chafouin et même triste. La nuit a été bonne malgré les petits épisodes de crampes nocturnes qui m’ont réveillé à plusieurs reprises.
Le pliage/remballage se fait sous une petite pluie fine, et c’est donc du matériel mouillé que je remets dans les sacoches. Autre désagrément, mon pneu arrière est nettement sous gonflé. Pas de doute, je suis bien victime d’une crevaison lente. Je décide de regonfler et d’aviser plus tard pour réparer.
Le petit déjeuner est agrémenté par la bonne brioche de la Corbeille à Pain, hélas, sans le sourire de la boulangère.
Avant de partir, je sonne chez la gentille dame qui m’a prêté son terrain. Elle ouvre son portail tout en finissant d’enfiler sa robe de chambre pour recevoir mes remerciements du matin. J’ai cru qu’elle allait défaillir quand elle a appris ma destination finale.
Après seulement quelques kilomètres, je rejoins les bords de la Loire. À l’entrée de Tours, il m’arrive une petite mésaventure amusante. Tandis que je roule tranquillement, une jeune femme me double fièrement. À peine 1 km plus loin, je la retrouve arrêtée, visiblement, en proie à un problème mécanique. En bon cycliste, solidaire, je m’arrête pour proposer mon aide. Et là, je découvre que le problème mécanique est tout à fait particulier : son manteau est coincé entre le patin de frein et la jante de la roue arrière. Impossible d’avancer, de reculer ni même de descendre de vélo. J’ai beau m’escrimer à faire tourner la roue en avant ou en arrière, rien à faire elle est complètement bloquée. Reste donc une seule solution, démonter le patin de frein, ce que je fais grâce aux petit outil multifonctions que ma petite-fille Zoé m’a offert à Noël. Libérée, la jeune fille peut poursuivre son chemin et arriver à l’heure à la fac. Et moi, j’ai fait ma BA du jour.
Après avoir franchi la Loire, je traverse la ville de Tours sans problème grâce aux nombreuses voies cyclables. Filant plein sud, la longue avenue Grammont m’amène sur les rives du Cher que je ne vais plus quitter de la journée.
Contrairement à la Loire, cette rivière est émaillée de nombreux barrages destinés à remonter le niveau de l’eau, afin de permettre la navigation en été. Et je découvre au passage que le barrage amovible dont Sablé est équipé depuis une vingtaine d’années n’est pas vraiment une nouveauté. Cette technique a été mise au point en 1834 par un ingénieur du nom de Charles Poirée. Aujourd’hui encore, les services départementaux relèvent à chaque printemps les structures métalliques posées au fond de la rivière pendant l’hiver, sur lesquelles ils fixent verticalement de grandes planches de bois qui font office de barrage temporaire.
A Bléré, je cherche une supérette, mais tous les commerces sont fermés le lundi et je dois me contenter d’une quiche dans une boulangerie.
Assis devant l’église, j’entre en conversation avec une dame qui casse la croûte sur le même banc que moi. Coïncidence, elle anime pour le compte du CNFPT les mêmes formations que celles que j’ai prodiguées pendant vingt ans aux nouveaux entrants dans la fonction publique territoriale ! Du coup on a parlé boulot, de tout et de rien jusqu’à l’heure de sa reprise.
Apres Bléré, la piste cyclable qui longe le Cher se dégrade un peu. Mais ce petit désagrément est vite oublié quand je vois apparaître au loin la magnifique galerie du château de Chenonceau, qui enjambe la rivière. Pause photo obligatoire. Ce château est vraiment un de mes préférés car cette galerie sur l’eau lui donne un cachet particulier. J’aperçois des visiteurs qui flânent dans les jardins, mais aussi des promeneurs qui arpentent le chemin en profitant de cette vue exceptionnelle.
La balade le long du Cher se poursuit de façon agréable, le soleil est revenu et le vent continue de me pousser vers le sud-est. J’ai toutefois les jambes un peu lourdes, et quand, après Noyers sur Cher, se présentent les premières côtes, je peine quelque peu. Je suis donc bien content d’atteindre vers 18 h. l’objectif de cette journée, Selles sur Cher.
Après quelques courses au Super U, je me mets enquête d’un endroit pour passer la nuit en longeant un petit canal. Une aire de camping-car équipée de tables de pique-nique me fait de l’œil et je n’y résiste pas. Des riverains et des camping-caristes qui discutent à proximité me confirment que je peux planter ma tente sur ce terrain communal sans risque d’être inquiété. Je m’installe près d’un grand bâtiment métallique du genre atelier municipal pour m’abriter du vent. Montage de tente, toilette, tenue de soirée, dîner et je me glisse dans le duvet au moment où le soleil disparaî
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Bonjour Pascal, ravie de pouvoir te suivre à nouveau ! Ce soir tu arrives à Rians où, coïncidence rigolote, j’ai passé quelques jours l’année dernière à la même période (gîte 35 grand rue, face à l’église). Tu pourras te ravitailler à la boutique de la célèbre laiterie 😋en faisant attention aux camions citernes qui roulent vite ! Bon voyage, Isabelle Ferrand
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Bonjour M Coconnier
Ravie de savoir que vous êtes repartis sur les routes, dommage je n’ai pas pu vous dire au-revoir.
Je suis contente que nos brioches font partie de votre voyage, régalé vous bien !
À très bientôt à la boutique pour votre baguette au graine.
Aurore (la vendeuse )😊
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Merci Aurore. La brioche est presque terminée; vous pouvez m’en livrer une demain matin ?😉
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Ça aurait été avec plaisir mais ça fait un peu loin non! à votre promis. Bon voyage à vous et à bientôt
Aurore
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