
C’est en 2016, à l’heure de la retraite, que j’ai entrepris de partir seul à vélo. Premier objectif, Saint-Pétersbourg; une aventure de 72 jours pour effectuer 4500 kilomètres et pleurer d’émotion en arrivant devant le palais de l’Ermitage.
Deux ans plus tard, désireux de rouler sur un parcours plus vallonné, j’ai sillonné les splendides routes de l’Atlas, à la rencontre des Berbères et de leur légendaire hospitalité. Puis, en 2020, ce fut la chaîne des Carpates à travers la Slovaquie et la Roumanie, et enfin, en 2022 les hauts plateaux du Kirghizistan.
De la découverte des hautes vallées d’Asie centrale sur les traces de la mythique Route de la Soie est née une envie : y retourner. C’est pourquoi j’ai repris en 2024 la direction des pays en « stan » pour fouler enfin la mythique Pamir Highway, graal du voyage à vélo.
Cette fois encore ce fut un voyage en solitaire pour apprécier pleinement la liberté de choisir mon itinéraire, mes coins de bivouac, mes lieux de visites, mes menus, mes moments de pause, etc. Mais aussi pour être totalement disponible et ouvert aux autres afin de faciliter les rencontres. Les difficultés rencontrées, dénivelés, pistes défoncées, crevaisons, difficultés d’approvisionnement, froid, n’ont pas entamé le plaisir de vivre cette formidable aventure.
Ces voyages sont des parenthèses dans ma vie tranquille de retraité, des moments en suspension où je sors de ma zone de confort pour me confronter aux éléments et aux difficultés inhérentes à ce genre de périple. Et cet été, pour la 5ème fois, je voyagerai sur mon fidèle Colibri, baptisé ainsi en hommage à Pierre Rabhi.
En 2026, je repars de chez moi pour revivre l’émotion de 2016, celle de rallier un pays lointain à la seule force des mollets. Cette fois, l’objectif est Istanbul. L’itinéraire choisi passe par la Suisse, l’Italie, et les Balkans, sur les traces du mythique Simplon Orient-Express.
Départ fixé au 29 mars, arrivée prévue le 21 mai.

Allons voir ce que la vie nous réserve; allons voir, n’ayons peur de rien. (Feu ! Chatterton)
