Jour 50, mercredi 2 octobre. 

Karchi -Samarcande 

Davaï, davaï ! A 4h15, je suis réveillé simultanément par mon alarme et le jeune préposé qui m’a accueilli hier soir. Il est temps de monter dans le train pour Tashkent. Colibri hissé, moi doté de mes draps, et c’est reparti pour 7 heures de voyage puisque l’arrivée est prévue à midi. Mais à 7h le train s’arrête dans une gare moderne et soignée que je crois reconnaître. Je demande confirmation, oui, on est bien à Samarcande, ce qui n’est pas étonnant ; au vu des cartes il me paraissait évident qu’on devait y passer, contrairement à ce que m’affirmait le préposé de la gare de Dushanbe. Ni une ni deux, je débarque sur le quai et je demande qu’on délivre Colibri qui est enfermé à double tour. Le contrôleur ne comprend pas bien, m’explique qu’on n’est pas à Tashkent, ma destination, mais il s’exécute et en quelques minutes, je me retrouve là où je voulais passer mes deux derniers jours de voyage, dans la capitale de Tamerlan, la ville des mille et une nuits.

Bon, tout ne va pas se dérouler comme dans un conte, à cause de cette fichue carte bancaire qui semble être démagnétisée. Cela m’occupe la matinée, mais je passe rapidement; l’histoire se termine par une visite au consulat de France, le consul honoraire me sauve la mise en m’accordant un prêt sur la recommandation d’Ismael, notre guide de 2022. Ouf !

En dehors de ses extraordinaires sites patrimoniaux, Samarcande est une grande ville de plus de 500.000 habitants, dotée d’un réseau routier très développé et aussi très encombré. La circulation y est difficile, surtout pour un cycliste. Mais je suis si content d’y être que je prends plaisir à me faufiler dans la circulation, équipé de mon petit drapeau français qui suscite beaucoup de signes amicaux et d’encouragements.

Je m’installe dans une auberge de jeunesse située à 100 mètres de la place du Registan. Je n’en reviens pas de pouvoir dormir pour un prix dérisoire (10 dollars) aussi près d’un tel ensemble classé au patrimoine mondial. Autant dire que je vais traverser plusieurs fois le boulevard qui m’en sépare pour en profiter au maximum, de jour comme de nuit. 

Je passe aussi à vélo devant la mosquée Bibi Khanum et le mausolée d’Islam Karimov. Enfin, je fais un tour du bazar Siyob où je fais quelques provisions de nourriture. Après avoir dîné à l’auberge, je refais un tour à pied au Registan, magnifiquement illuminé et très animé, puis je rentre me coucher, tout seul dans mon dortoir.

Colibri est bien calé.
Et me voilà devant le Régistan.
Un décor de rêve pour un mariage.
Le dôme de la mosquée Tilla-Kori.
Les jardins alentours sont très soignés.
Au coucher de soleil, le Régistan est un lieu de rendez-vous pour touristes et locaux.
La nuit tombe sur la mosquée Bibi Khanum.
La nuit, la féerie des lumières s’ajoute à la beauté du site.
Le spectacle réjouit les touristes et les autochtones.

9 réflexions sur “Jour 50, mercredi 2 octobre. 

  1. ah la, la!!! Samarcande, merveilleux souvenir. Revoir ces trésors, quelle chance tu as. On ne s’en lasse pas. Tu finis en beauté. Un petit coucou à Ismaël si tu le revois

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  2. Comme quoi, des fois la vie nous réserve de belles surprises. Un contrôleur qui se trompe et te voilà à Samarcande ville que tu rêvais de visiter. Samarcande, Patrimoine Mondial mais aussi Carrefour Culturel. Bonne fin de voyage.

    Patrick Communeau

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