Jour 48, lundi 30 septembre.

Dushanbe 3.

La pluie s’invite à Dushanbe et c’est donc avec veste et capuche que j’attends l’ouverture de la banque, un peu avant 8h. Comme je le redoutais, le caissier n’a pas la clef du DAB et je dois me rendre à l’agence centrale, heureusement toute proche. Là, un employé sympa appelle un collègue et m’invite à repasser à 15h pour récupérer ma carte. Je croise les doigts. J’achète du pain frais à la petite boulangerie au coin de la rue et je prends un deuxième petit déjeuner, puis je mets Colibri en ordre de marche pour le voyage. La sacoche « cuisine » est quasiment vide car j’ai laissé les quelques produits restants dans la cuisine commune.

Dès 14h30 je suis à la banque, où je retrouve ma précieuse carte après un rapide contrôle d’identité. Libéré de ce poids, je partage un taxi avec Max, un motard franco-britannique, ancien militaire, pour aller visiter le musée national, intéressant mais frustrant car le fameux Bouddha couché qu’on voulait voir ne s’y trouve pas, il est au musée archéologique. Les deux le revendiquent sur leur site web, ce qui crée une confusion.

De retour au Green House, je fais mes adieux aux Français et je file à la gare où j’ai consigne de me trouver 1h30 avant l’heure de départ du train. Mais arrivé au guichet, c’est la douche froide, le train ne circule pas, il est annulé ; prochain départ le 14 octobre ! Un peu tard pour prendre mon vol retour, fixé au 4 du même mois. Heureusement, une solution alternative est trouvée, avec un départ demain midi et un changement à Karchi, en Ouzbékistan, un trajet de 24 heures… pas drôle, mais l’essentiel est qu’une solution existe. Heureusement que j’ai un peu de marge, mais je perds la possibilité de faire un arrêt à Samarcande, où j’aurais volontiers passé deux jours puisque le train prévu s’y arrêtait.

Le patron du Green House est tout surpris de me voir débarquer dans son établissement pour la troisième fois, tout comme la bande de Français qui n’en reviennent pas. On dîne ensemble, avec des Israéliens qui font du trekking et de l’escalade sur les plus beaux sommets de la planète. Et je retrouve le même lit dans le même dortoir pour ce qui devrait être ma dernière nuit au Tadjikistan.

Le musée national.
Une belle fresque de Penjikent.
Un autre fragment.
La gare de Dushanbe me souhaite un bon voyage; c’est raté.

7 réflexions sur “Jour 48, lundi 30 septembre.

  1. Hello, I am a publishing editor working for a publishing company in South Korea. Our company specializes in creating books on East Asian art. While searching for images of the Panjikent murals, I came across this site. Would it be possible to include this image in our book?

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      1. This is a photo of the goddess Nana sitting on a lion. It is the second photo in the post. May I use this photo?

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