Jour 46, samedi 28 septembre.

Dushanbe 1, 15 Km.

Pas grand chose à gérer ce matin, un peu de rangement de sacoches, jeter à la poubelle les chaussures, la bâche et des socquettes; nettoyer Colibri, ramasser le linge sec, et voilà. Ensuite, direction le grand marché de Mehrgon pour y acheter un pantalon, une ceinture et des sandales. Puis longue balade au milieu des étals, à l’intérieur comme à l’extérieur; flâner dans ces sortes de souks est toujours un plaisir pour les yeux, le nez et les oreilles. Je fais un retrait de 2.000 somoni pour rembourser Shamima que je vois demain et je m’arrête déguster des samsas au comptoir d’une échoppe. Et pour compléter, j’achète du fromage et des beaux brugnons plats qui ne sont pas mûrs. Je trouve aussi une petite boîte en carton pour transporter les fleurs de coton que j’ai ramassées. 

De retour à l’hostel pour un goûter, on discute avec d’autres cyclo-voyageurs, dont beaucoup de Français, mais aussi un Irlandais et un Allemand. Certains reviennent d’Afghanistan, où l’accueil est étourdissant, d’autres partent en Chine, d’autres encore au Pakistan ; ces jeunes m’épatent par leur insouciance et leur soif de découvertes. A notre époque, on n’imaginait pas de quitter son boulot un an ou deux pour partir faire le tour du monde; pour eux, c’est naturel, voire salutaire pour échapper à un système qui ne les rend pas heureux.

En soirée, je fais un tour en ville pour trouver de la bière, mais sans succès, tous les supermarchés du centre-ville affichent zéro alcool. Ce sera donc dîner à l’eau à l’hostel. Puis je refais un tour dans l’avenue Ayni à la tombée de la nuit pour profiter encore des folies lumineuses et clinquantes sur les immeubles vides. Je découvre une jolie rue parallèle presque sans voitures, avec des jeux pour les enfants et des terrains de sport. Quel contraste avec les rues poussiéreuses où les gamins du Pamir jouent au foot avec des ballons bricolés avec des sacs en plastique !

Le marché de Mehrgon est le plus important de la ville.
Les épices et les fruits secs ont une place de choix.
Les crémières se les caillent.
Du beau, du bon pain.
Un petit samsa sur le comptoir.
Plaisir des yeux et du nez.
Ça brille.
Au milieu des immeubles, une rue quasiment privatisée .

3 réflexions sur “Jour 46, samedi 28 septembre.

  1. Coucou Pascal,

    Encore une fois tu nous auras fait voyager, rêver et retenir notre souffle devant la beauté des paysages, apprécier l’hospitalité et la gentillesse des hôtes. Merci et bravo pour ce périple ponctué de difficultés relevées les unes après les autres.

    Profite encore un peu… et à bientôt

    Michel et Liliane

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  2. Coucou Pascal,

    Encore une fois, tu nous auras fait voyager, rêver et retenir notre souffle quand les difficultés se présentaient : merci pour ces récits et photos qui nous ont ravies et surtout un grand bravo !

    Profite encore un peu avant ton retour et à bientôt.

    Michel et Liliane

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