Karakul-Camp de yourtes, 54 Km.
Les retrouvailles.
Après le petit déjeuner, Marco ne semble pas pressé de démarrer, je décide donc de prendre la route un peu avant lui, persuadé que de toute façon il me rattrapera dans la journée. Je ne quitte pas Karakul sans m’arrêter à nouveau au bord de la route pour photographier ce joli lac qui marque le point le plus septentrional de mon voyage. Et je repars sur la M41 vers le Sud sur une vingtaine de kilomètres. Tout du long, je ne peux pas m’empêcher de regarder cette barrière de fils barbelés qui marque la limite de la zone de sécurité avec la Chine. C’est fou ce que les Hommes peuvent déployer comme moyens et comme imagination pour se séparer les uns les autres.
Arrivé à l’intersection avec la piste qui mène vers la vallée de Bartang, je dis bye-bye bitume car je sais que je n’en reverrai pas avant 200 Km.
La vallée de Bartang est réputée pour sa beauté, mais aussi pour les gués que les voyageurs doivent traverser. Le premier ne tarde pas à se présenter ; c’est la rivière Muzcol qu’il faut franchir sur une dizaine de mètres et sans trop de profondeur à cette heure matinale. Plus on avance dans la journée et plus le débit de la rivière augmente, alimenté par la fonte des neiges. Il est donc conseillé aux voyageurs de franchir ces gués de bonne heure. Après un rapide coup d’œil pour évaluer la profondeur, j’enfile mes claquettes et j’entreprends de traverser à pied, ce qui ne pose aucun problème si ce n’est un bon petit coup de froid sur les pieds. Derrière moi, un motard russe et un 4×4 allemand franchiront la rivière sans se mouiller du tout. Mais tous s’arrêteront à ma hauteur pour savoir si j’ai besoin de quelque chose.
Les deux petits gués suivants seront franchis sans même descendre de vélo.
En fin de matinée, je suis rejoint par Marco et nous faisons alors route ou plutôt piste ensemble. Comme il prévoit de réaliser un documentaire sur son voyage, et notamment sur le thème des rivières, il fait pas mal de vidéos avec sa GoPro. Du coup, comme nous sommes deux, je lui donne un petit coup de main en réalisant quelques plans de lui sur son vélo. Et vice-versa.
Après une cinquantaine de kilomètres, je souhaite m’arrêter au bord d’un lac que nous longeons. Lui veut pousser plus loin et il me signale un camp de yourtes à environ 6 km qui pourrait éventuellement nous servir d’hébergement. J’accepte d’effectuer ces quelques kilomètres supplémentaires, au cours desquels je remarque, stationné près de la piste, la camionnette jaune aperçue au lac Rangkul. Mais toujours personne en vue…
Un peu plus loin, nous trouvons effectivement le camp de yourtes, mais aussi un bel emplacement au bord d’une rivière qui me convient parfaitement. On y déjeune, puis je commence à m’y installer, tandis que Marco prépare des plans vidéo de la traversée du pont délabré qui se trouve juste à côté de mon emplacement.
C’est alors que deux cyclistes passent et s’arrêtent pour discuter avec nous. Ce sont les propriétaires de la camionnette jaune, deux Allemands installés en France qui travaillent à distance, tout en voyageant en Asie centrale. Et, chose incroyable, ils ont « recueilli » Marion et Sébastien qui ont un problème de santé. Du coup, ils me proposent de venir bivouaquer à côté d’eux et de passer la soirée ensemble. Je remballe donc la tente que j’avais commencé à monter et je refais 2 km en arrière en compagnie de Jens, tandis que Marco poursuit son périple.
Nos deux jeunes médecins sont effectivement dans le van, Sébastien mal-en-point, à cause d’une mouche qui lui a déposé des larves dans l’œil. C’est une chose très rare, mais c’est la deuxième fois que cela lui arrive. Marion parvient à lui nettoyer l’œil avec du sérum physiologique et un coton-tige mais c’est très douloureux pour lui.
Nous passons un bon moment à discuter avec Jens, informaticien qui travaille donc depuis son camion. Quant à Natalie son épouse, elle rédige des newsletters quotidiennes pour des clients qui la croient sans doute dans un confortable bureau à Paris. Car ces deux là ont émigré en France et ont même choisi la nationalité française. Le courant passe très bien et on a vraiment plaisir à discuter de tout et de rien, tantôt en français, tantôt en allemand, tout en sirotant quelques vodka-Fanta.
Le soir venu, ils me convient à partager leur repas et c’est donc au chaud et en très bonne compagnie que se termine cette journée.







Bonjour Pascal
c est un vrai régal de vous suivre, de vous lire. Magnifique
Sandrine
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bonjour Pascal toujours de magnifiques photos continus de nous faire rêver j’adore bonne route et à bientôt bisous Sarah
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Bonjour Pascal
Enfin te revoilà plusieurs jours sans blog ça me manquait de suivre tes aventures avec tes magnifiques photos Bonne continuation et bonne route
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Ah enfin! Je ne savais plus quoi faire le soir, obligée de regarder la télé 😕.On attend la suite.
bises
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Pascal,
Contente de voir que tout se déroule dans de bonnes conditions. Ta bonne étoile t’accompagne, protège ta santé et te permet encore de faire de belles rencontres, but de cette belle aventure.
Prends soin de toi jusqu’au bout.
Odile
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Coucou Pascal
Comme tous les commentaires précédents nous sommes rassurés et soulagés
Je suis admiratif de ton exploit et de ta préparation minutieuse de ton circuit.
Toujours des rencontres insolites et inattendues qui font de ce voyage à nouveau une expérience inoubliable.
Merci pour ce partage
Philippe et Annie
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Bonjour Pascal, un grand ouf de soulagement à cette lecture tant attendue. Le rapport au temps n’est pas le même pour nous ! Bonne poursuite de l’aventure et gare aux insectes malfaisants. Isabelle Ferrand
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Quel plaisir de te retrouver Pascal ! Hâte de lire la suite de tes aventures après cette grande pause … et espérons que tu es en forme !
Michel et Liliane
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Bonjour Pascal,
Après quelques jours d’incertitude et d’inquiétude, nous te retrouvons enfin. Hier (22 sept), un message a été posté pour prévenir que tu étais sans réseau. Reprenons donc le cours de ton périple et tes messages toujours aussi passionnant. Bonne route. Patrick Communeau
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nous te retrouvons enfin avec plaisir nous sommes le 23 sept 10jours sans blog ouf ça revient à bientôt
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