2024, à l’assaut du Pamir.

Cette fois, j’y sui allé ! En 2022, les événements politiques en Afghanistan m’ont amené à renoncer à voyager dans le massif du Pamir tout proche du pays des Talibans. Deux ans plus tard, la situation semble apaisée; la frontière entre Afghanistan et Tadjikistan est calme et les retours des voyageurs sont rassurants. J’ai donc enfin pu circuler sur cette fameuse « Pamir Highway » qui fait tant rêver les cyclo-voyageurs. Cette route, construite par les Soviétiques dans les années trente, est une des plus hautes du monde. Son col le plus élevé culmine à plus de 4.600 mètres, pas loin de l’altitude du Mont Blanc. A 70 ans, je ne devais pas tarder à affronter cette route mythique car je ne serai jamais plus jeune !

La M41, une route créée par les Soviétiques en 1932 traverse le massif du Pamir de part en part. Pompeusement nommée « Pamir Highway », elle n’a d’autoroute que le nom et l’importance stratégique. Pour le reste, elle ressemble davantage à une piste sur-fréquentée par les camions, notamment chinois. Avec le col de Akbaïtal (4.655 mètres), elle est la deuxième plus haute route du monde. C’est sans doute, avec la promesse de traverser des paysages époustouflants, ce qui fait rêver les cyclo-voyageurs. Ce qui me fait rêver.

Avant d’aborder ces difficultés majeures, j’ai traversé les montagnes de Fan, au nord-ouest du Tadjikistan, un massif qui recèle quelques bijoux, dont le lac Iskander. Après un passage dans la capitale Douchanbé, je me suis enfoncé dans les vallées du Pamir pour atteindre le lac Karakul, au nord-est du pays. Pour le retour, j’ai opté par la vallée de Bartang pour revenir à Douchanbé. Au total, j’ai effectué 2.500 kilomètres, essentiellement sur des pistes ou des routes en chantier.

Depuis Tachkent jusqu’à Douchanbé par les monts Fan et le Pamir.
Le matériel est prêt. Reste à tout faire rentrer dans les quatre sacoches…
Mon projet de parcours commenté en vidéo.
Interview sur France Bleu Maine.