Défaite nationale.
En allant à la cuisine pour chauffer mon café, mon regard est attiré par deux vélos qui n’étaient pas là hier soir. Et puis je note quelques détails qui retiennent mon attention, dont un panier à l’avant de l’un d’eux. Je m’approche pour observer, et, pas de doutes, ce sont bien les montures de Charlotte et Arnaud ! Marta me confirme qu’ils sont arrivés hier soir. Elle les connaît aussi pour les avoir rencontrés à Bishkek. Ils ont donc modifié leurs plans puisque j’avais compris qu’ils devaient prendre le train de Jalalabad à Tashkent directement. Cela me fait plaisir de les revoir. Je sors acheter du pain frais et quand ils se lèvent, on fait un énorme petit-déjeuner en partageant nos stocks de nourritures. Finalement ils ont fait la montée du col Kaldano en camion et la descente à vélo, une formule maligne. On a évidemment plein d’anecdotes à échanger, ainsi qu’avec Marta, dont la faconde et le naturel entraînent la bonne humeur. Elle nous amuse à sursauter chaque fois que la sonnette de l’hostel retentit, car elle attend la livraison d’un paquet.
Chacun part ensuite de son côté. Pour ma part, je flâne sur l’avenue Lénine pour voir si un événement festif se prépare, mais rien ne bouge. D’ailleurs l’activité en ville me semble normale; les administrations sont ouvertes, comme les banques, on s’active sur les chantiers et la circulation est aussi intense que les autres jours. La statue du grand homme (il mesurait 1,65m), est vraiment impressionnante et semble d’autant plus majestueuse qu’elle trône au milieu d’une vaste esplanade qu’elle domine. En face, la mairie affiche les portraits géants de personnalités, peut-être les anciens édiles de la cité.
Je me mets ensuite à la recherche du dernier objet que je souhaite rapporter, un disque de musique kirghize pour illustrer mon futur montage vidéo. Cela fait plusieurs jours que je regarde, mais je n’ai encore vu aucun magasin de musique; pas même le début d’un rayon dans les grandes surfaces que j’ai fréquentées. Je pensais qu’au bazar, je pourrais trouver des occasions, mais rien. Et pas une des centaines de boutiques que je scrute ne vend de CD. A croire que le pays est passé directement à la musique en ligne, sans connaître ni les vinyles ni les compacts disques, ce qui est tout à fait possible. Bref, je fais chou blanc.
Osh est très majoritairement peuplée d’Ouzbeks, environ 80%. La différence avec les Kirghizes est assez visible; Moi qui ne sais pas distinguer un Chinois d’un Japonais, je vois la différence. Les Ouzbeks sont plus grands, plus basanés, leurs yeux sont moins bridés, le visage un peu plat, les pommettes saillantes. Et du fait des mélanges, les morphologies sont plus diversifiées que dans le nord; on rencontre même quelques blonds et des roux. En toute logique, cette ville aurait dû être rattachée à l’Ouzbékistan, mais le PPP, le petit père des peuples en a décidé autrement. Pour autant, il n’existe pas de mouvement significatif demandant le rattachement au pays voisin.
De retour « à la maison », j’apprends que les festivités de la fête nationale auront lieu… dimanche dernier ! Cela fait trois jours que je glande ici pour y assister et tout est terminé, plié. J’ai un peu les boules. Du coup, mes fourmis dans les jambes s’activent encore plus et je suis presque tenté de plier mes affaires et de partir maintenant. Mais, vu la chaleur, ce serait déraisonnable. Demain, à l’aube, à l’heure où blanchit la campagne…
En attendant, avec Charlotte et Arnaud on se prend un apéro consistant, auquel se joint Marta, toute heureuse d’avoir reçu son paquet et d’avoir retiré des soums ouzbeks. La voilà prête à poursuivre sa route. Ensuite on va dîner « en vile », histoire de dépenser nos derniers soms kirghizes. La soirée est joyeuse et Arnaud me fait mourir de rire avec ses histoires de mémoire musculaire. En gros, il compare mon oubli de carte bancaire dans le DAB avec ses soucis de fermeture de braguette quand il change de short…
En sortant du restaurant nous sommes intrigués par une incroyable affluence chez le fleuriste du coin. Il est 22 h et c’est la bousculade pour acquérir des bouquets. On se renseigne et l’explication est liée à la rentrée scolaire ; la tradition veut que les écoliers offrent des fleurs à leur enseignant. Jackpot pour les fleuristes, plus fort que la fête des mères !
En vue du départ demain matin, chacun se prépare avant d’aller au lit. J’ai vraiment hâte de reprendre la route. Comme dit mon ami Thierry : Avanti !














Si c’est le cartable qui est lavé avant de rentrer en classe ça risque de faire des histoires….mais l’enfant a l’air déterminée!!
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qui est ce type sur la photo à côté du célèbre Pascal?????
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😂
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Alors cousin, tu ne vas pas nous faire croire que tu ne reconnais pas un chinois d’un japonais… Tu sais les chinois, c’est ceux qui se mettent sur toutes les photos avec des poses bizarres… Bon après, il n’y a pas que les chinois qui prennent des poses bizarres !!! J’ai quelques preuves 🤣… En attendant, je suis heureuse de lire que colibri est tout beau tout propre et révisé et que tu passes du bon temps en excellente compagnie… Tout pour bien repartir…
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Ils ont l’air bien sympathique tous ces jeunes aventuriers !
Je suppose que tu as goûté aux framboises, une telle récolte c’est impressionnant.
Magnifiques ces jeunes mariés, ça me fait penser aux mariés de Moscou.
Te voilà donc reparti, la route va être plus droite et on voit le bout du chemin…
Je ne compte plus en semaines mais en jours. 😘
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