Avant tout : celles et ceux qui ont répondu à le devinette du 14 août « le monsieur à la chemise à carreaux avec les lunettes et le nez rouge » ont gagné ! Et il n’avait pas que le nez rouge, il était rosebeef des pieds à la tête !
Endormi tard, réveillé tôt, la nuit a été courte car j’avais trop chaud dans la chambre. Et en plus, j’ai rêvé que je faisais du vélo ; pas très reposant. Au réveil, surprise, l’hôtel est complet. Pas moins de cinq concurrents de la Silk Road Mountain race ont choisi de faire halte dans l’établissement et sont arrivés tard dans la nuit. S’ils bivouaquent à l’arrache la plupart du temps, ils profitent de la traversée d’une grande ville pour faire une halte prolongée et prendre une bonne douche. C’est ainsi que je me retrouve à table avec un Anglais, un Irlandais et un français, Alex.
Ce Savoyard a déjà fait de très longs voyages à vélo, mais c’est sa première course de ce type. Pour le moment, il est classé aux environs de la 50ème place sur les 110 concurrents qui restent en piste parmi les 180 partants. Il pense arriver d’ici cinq jours et il espère bien grignoter encore quelques places au classement. Très gentil, il s’intéresse à mon périple, et note l’adresse de mon blog. Pour ma part, je suivrai sa progression au classement.
Loin de ces performances extrêmes, je reprends ma petite route pépère en direction de At-Bashi, annoncé comme un joli petit village. La route est belle, c’est celle qui mène vers la frontière chinoise. N’empêche que, d’entrée, il y a un col de 10 km à 6 % de moyenne. Croyez-moi, dès Potron minet, ça vous décrasse les tubulures ! Une fois passé cet obstacle, la route descend dans une large vallée et je file assez vite en direction de mon objectif du jour.
J’atteins At-Bashi vers 13 heures. À première vue, je ne vois pas ce qui distingue cette petite ville des autres que j’ai pu visiter. Certes, il y a quelques maisons coquettes et le centre-ville dispose de plusieurs parcs arborés ainsi que de quelques sculptures géantes. Mais de là à parler d’un joli petit village, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Je m’arrête quand même un bon moment pour profiter du marché qui est très animé. Je m’achète un chapeau pour me protéger du soleil, à défaut de trouver une casquette aux couleurs du Kirghizistan. Je ne trouve que des casquettes Nike, Adidas, New York, les Schtroumpfs, ou encore Audi. Je me décide aussi à m’acheter un baume pour les lèvres qui sont desséchées par le soleil au point de saigner. Une première pharmacie est ouverte, mais il n’y a personne derrière le guichet. Un numéro de téléphone affiché ne répond pas. Je ressors et trouve mon bonheur dans une autre boutique. En revanche, je fais chou blanc dans ma recherche d’un gant de toilette, le mien s’étant envolé lors d’une séance de séchage sur le porte-bagages. Je rentre dans pas mal de boutique pour fouiner un peu. Par acquis de conscience, Je parcours une nouvelle fois la rue principale pour dénicher ce qu’il y a de joli dans cette ville. Mis à part sa situation au pied des monts du Tian Shan, je ne vois pas.
Après ce petit crochet, je reprends la route vers le sud pour rejoindre le site de Koshoï-Korgon. C’est une ancienne forteresse construite au neuvième siècle pour défendre la ville de At-Bashi toute proche et contrôler la route de la soie. On est en effet ici sur une axe important entre le col de Torugart vers la Chine, et Bishkek, le Kazakhstan et la Russie. C’est une des voies importantes qui composent la route de la soie.
De la forteresse, il ne reste vraiment pas grand-chose, seulement quelques vestiges des remparts et des tours, qui n’étaient visiblement pas construits en pierre, mais avec une sorte de ciment d’argile qui s’érode lentement mais sûrement. Il faut donc beaucoup d’imagination pour reconstituer le site qui mesurait environ 250 m de long sur 240 de large, encadré par plusieurs tours d’angle. A l’intérieur était installée une garnison. Un petit musée présente des objets trouvés sur le site et ailleurs dans le pays, mais ne donne guère plus d’explications sur la construction et le rôle de cette citadelle. Quant à la galerie d’art attenante elle ne présente vraiment que peu d’intérêt.
La visite est donc assez rapide et après l’avoir terminée, je demande au guide la possibilité de recharger mon téléphone. Il m’installe dans une petite salle de réunion attenante au musée. Une demi-heure plus tard, les derniers visiteurs ayant quitté le site, il me fait signe de le suivre et me propose d’aller boire le thé chez lui. Et me voilà attablé dans sa cuisine, dotée de tous les équipements modernes possibles, tout comme la salle de bain, équipée comme les nôtres. Bien entendu, on ne parle pas beaucoup, mais je profite largement des beignets et des gâteaux qu’il m’offre, accompagnés de miel et de confiture de framboise.
De retour au musée pour récupérer Colibri, je lui fais comprendre que je souhaite dormir dans les environs et si possible au bord de l’eau. Il m’indique alors un endroit derrière sa maison où je trouve effectivement un site idéal pour mon bivouac de la nuit. J’ai le temps de faire ma lessive du jour et ma toilette, puis de profiter du beau soleil de cette fin d’après-midi. A la tombée du jour, je me réfugie dans ma tente, plantée au plus près du ruisseau. J’ai tellement bien goûté que je zappe le dîner.











On s’impatientait d’avoir la réponse à la devinette 🤣 !!! Jolies ces petites plantes vertes sur terre rouge… En revanche, l’alignement est approximatif 🤣… Un petit stage à Roscoff s’impose 🤣…
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Oui, c’est un peu en vrac 😃
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