Mercredi 3 août, Mescit – Tamchi, 72 Km.

Non seulement ils ont aboyé toute la nuit, mais certains sont venus le faire devant ma tente. Je ne comprendrai jamais ces bêtes là. Quant aux moustiques, je les espérais endormis ou refroidis par la pluie. Que nenni ! Ils m’accueillent dès ma sortie de la tente et m’accompagneront jusqu’à mon départ. Et quand je fais mes besoins, je ne vous explique pas sur quelles parties de mon anatomie ils s’acharnent…

Jorgosh, le gentil voisin, vient me saluer et me propose de m’emmener à Balykchi. L’invitation est tentante, mais je ne suis pas prêt et je suis ici pour faire du vélo ! En revanche, un petit thé avec quelques gâteries, ça je ne dis pas non.

Et je repars sur ma Nationale, où la circulation est moins intense qu’hier soir. C’est donc sans trop de stress que j’arrive à Balykchi. Cette ville n’a pas d’autre mérite que d’être la porte d’entrée du lac Issyk Kul. A l’époque soviétique, c’était un centre industriel important. Aujourd’hui, ses conserveries de poissons ont fermé et la ville est tristounette.

L’histoire retiendra quand même que c’est ici que j’ai appris le sexe de mon futur 6ème petit enfant. En décembre, Camille accouchera d’un garçon. Je suis heureux pour elle et Garry qui ont déjà deux filles. Pour nous, cela fera 3 et 3, un compte équilibré.

Je prends la route qui mène vers la côte nord du lac. Objectif : Tamchi, une petite station balnéaire animée et populaire. Je pense y arriver dès 14h pour profiter du lieu et m’installer tranquillement, pas à l’arrache comme hier soir. En fait je n’arriverai qu’à plus de 15 h. En cause, le vent d’Est soutenu qui freine ma progression et une zone de travaux longue de 5 kilomètres. La route a été décaissée sur toute sa largeur et j’ai bien du mal à trouver des espaces pour rouler. En fait c’est comme une piste de montagne, mais avec le trafic d’une autoroute… Conséquence fâcheuse de ces chaos, une vis du porte-bagages avant se fait la malle. Rien de grave, mais il faut vite la remplacer pour éviter que ça casse.

C’est dire si l’arrivée à Tamchi a été un soulagement. Le temps de poser le vélo, de me changer, et je suis dans l’eau. Je constate tout de suite que le « lac chaud » n’usurpe pas son nom. L’eau est autour de 20 degrés, ce qui est remarquable à cette altitude (1600 mètres).

Après avoir flâné sur la plage, amusé par l’animation, je m’offre une bière en terrasse. Les effets conjugués du breuvage, du soleil et de la fatigue font que je m’assoupis gentiment à ma table. C’est bon de se laisser aller !

Mais il est temps de trouver un coin pour dormir. Dans le prolongement de la plage, un vaste terrain herbeux longe la rive du lac. Je m’installe à quelques mètres de l’eau, la porte ouverte sur le lac. Les deux dernières heures de soleil vont regonfler la batterie du téléphone. J’aimerais bien qu’ils m’en fassent autant car je me sens vraiment fatigué ce soir. Du coup, le dîner est vite expédié et à 19h je suis sous la tente, à l’abri des moustiques, réputés voraces au bord du lac. Je pense que j’ai juste besoin d’une bonne nuit sans aboiements.

Nurilla est très fière de son jardin de roses.
Un peu triste de voir ces yourtes, symboles de liberté, transformées en boutique au raz du bitume.
Statue d’un papy heureux.
C’est long, 5 Km de chantier !
Intervention d’urgence avant que la situation ne s’aggrave.
Les poissons séchés, grande spécialité d’Issyk-Kul.
Une plage familiale et bon enfant.
Personne ne devrait me priver de la vue sur lac.
Sur l’autre rive, les Monts Célestes se dévoilent.

4 réflexions sur “Mercredi 3 août, Mescit – Tamchi, 72 Km.

  1. Salut Pascal, on te remercie de nous faire partager tous les soirs toutes ces rencontres et ces aventures ….tu seras notre feuilleton de l’été 👍….bravo pour les commentaires et ces magnifiques photos, tu nous fais vraiment rêver 🤩…..bon courage pour la suite 🚲
    Amicalement Yvette

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