A 8h pétantes, je donne mon premier coup de pédale. Je me sens en pleine forme après une nuit vraiment réparatrice. Jaslav, qui vient de découvrir l’autocollant de St Pétersbourg sur mon cadre, veut absolument faire une photo de nous deux. Il est né sur la fameuse île aux lapins et y réside toujours, ainsi que ses parents. Le grand gaillard est tout ému par mon histoire d’anniversaire de mariage.
Pour rallier Burana, ma première étape, j’avais le choix entre la grande route directe et la petite route de montagne avec un col à 1750 mètres. Vu ma journée perdue hier, je suis tenté par la route directe, mais elle est réputée très fréquentée et j’ai vraiment envie de rouler au calme. Va donc pour la route de montagne; cela me mettra dans le bain.
Il me faudra 15 bons kilomètres pour sortir de Bishkek et sa périphérie. Peu à peu le trafic diminue et je commence à respirer. Je crois bien avoir absorbé autant de CO2 en 4 jours ici qu’en un an à Sablé !
La route s’élève tranquillement et je commence à profiter de paysages sympathiques. A l’approche du sommet, quelques bonnes montées me mettent en difficulté, mais ça passe. Je suis aidé par un petit vent d’Ouest sympathique. Curieusement le col est à 1765 mètres, soit à peu près la même altitude que l’Aubisque que j’ai monté début juillet pour me préparer. Mais cette fois, j’ai les sacoches en plus !
Arrivé en haut, je profite du superbe panorama en compagnie de deux guides russes avec leurs clients. On échange, et me voilà photographié par un Américain et deux Sibériennes !
La descente est un vrai régal; je donne à peine un coup de pédale sur 30 kilomètres. Hormis les trous dans la chaussée, j’ai donc tout loisir d’admirer le paysage.
A Sovjetskoi, tout près de Lenin (!), je m’arrête faire des emplettes dans une minuscule épicerie. Surprise, la jeune vendeuse parle anglais. Dommage que sa boutique ne soit pas mieux achalandée ; le seul pain en rayon est un truc énorme d’au moins un kilo. J’en ai pour la semaine ! Je regrette les beaux pains ronds tout juste sortis du four que j’ai aperçus en sortant de Bishkek… Néanmoins, le casse-croûte au bord de l’eau sera le bienvenu.
J’arrive à Burana vers 17h, ce qui me laisse le temps de visiter le site. La fameuse tour est un minaret du 11ème siècle, seul vestige d’une vaste cité disparue, autrefois capitale de l’état de Karakhand sous le joli nom de Balasagun. On a retrouvé là les vestiges d’un palais, d’une mosquée, de trois cimetières, de pierres gravées et de nombreuses habitations. Seul subsiste le minaret en brique, et encore ne mesure-t-il plus que 24 mètres de haut, contre 46 à l’origine. C’est le seul debout dans toute l’Asie centrale. Avec beaucoup de gentillesse, la gardienne du musée m’explique tout cela dans un anglais, disons, très slave. Je flâne assez longtemps sur le site, sous un soleil de retour après des périodes bien nuageuses.
C’est l’occasion de tester la recharge de mon téléphone avec le panneau solaire, seul moyen qui me reste. Ça démarre plutôt bien, mais les nuages reviennent et l’expérience n’est pas concluante. C’est donc la batterie tampon qui me sauve pour ce soir.
En sortant du site, je n’ai pas cherché loin un emplacement de bivouac : juste en face l’entrée il y a un grand terre-plein, genre aire de pique-nique, traversé par un petit ruisseau. Parfait. Petite lessive et grande cuisine vont occuper ma soirée avant le montage de la tente, à moins que je ne choisisse l’option belle étoile, selon le ciel et la météo.











c’est une tour bien française. Quelque chose ne tourne pas rond au-dessus de l’hexagone!!!
J’aimeJ’aime
😄😄
J’aimeJ’aime
Après les galères des premiers jours, enfin le vrai départ ! Bonne découverte du pays que nous ne manquerons pas de suivre quotidiennement !
J’aimeJ’aime
beaux paysages! et bravo pour la résilience qui te permet de poursuivre même si c’est au détriment d’un peu de confort!
J’aimeJ’aime
Un petit coucou . Je viens de raconter ton périple à Max et Elise que tu as rencontré au mariage. Max va s’inscrire . Bon courage. C’est génial . À demain pour de nouvelles aventures .
J’aimeJ’aime
Ah! Mais ça a commencé fort avec Colibri en souffrance ! Misère ça a failli tourner vinaigre… ouf! La persévérance paye !
Te voilà en montagne! Il faudra peut-être renoncer aux abricots et autres douceurs quoique tu es fort pour dégoter des micro- épiceries!!
Quel régal la lecture du soir, on imagine faute de faire la même chose …
Bonne nuit, après un repas copieux bien mérité 👏
J’aimeJ’aime
Bravo quelle courage. Belles photos tu nous fais rêver. Bon courage pour la suite . Hubert Barbarz
J’aimeJ’aime
Belle étape,belle performance sans chercher un record,juste le plaisir de la découverte et des rencontres. Bonne poursuite de votre périple .Belles photos. Ns continuons de vous suivre. Merci pour vos récits
J’aimeJ’aime
Bon, là je te sens bien parti et heureux sur ce trajet que tu as préparé depuis si longtemps… La vraie aventure commence. Bon premier bivouac et belle route demain 🌙
J’aimeJ’aime