Mardi 26 juillet

Est-il besoin de dire que la nuit fut bonne ? Et ce, malgré la chaleur. Je me lève tranquillement à plus de 9 h et je prend mon petit déjeuner dans la cuisine commune, très bien équipée et d’une propreté impeccable.

J’ai un nouveau client à rentrer dans les lieux. Comme moi, il est un peu dérouté par l’accueil. En effet, l’hôtel est en réalité une grande maison particulière que de l’extérieur rien ne distingue des autres. Il faut donc appeler le propriétaire pour entrer. Mais franchi ce cap, l’accueil est très cordial et le lieu très bien tenu.

Il se trouve que le petit nouveau voyage aussi à vélo; un Italien prénommé Giorgio qui entame son 22ème voyage en solitaire. Il compte notamment à son actif plusieurs périples en Sibérie, au Canada, aux États-Unis, en Alaska, etc. Mais pour le moment, il tente de digérer la route de l’aéroport à Bishkek, qu’il n’a guère appréciée non plus.

Giorgio part aussi pour 2000 kilomètres.

Pour ma part, je retourne au centre-ville et j’ai la chance d’assister à la relève de la garde sous le drapeau. Sous cette chaleur, sur cette place minérale, le pas des soldats est encore plus impressionnant : à chaque foulée ils doivent lever la jambe en avant jusqu’au niveau du menton ! Faut être jeune et souple.

Et ils sont synchros en plus !

Je passe ensuite à l’hôtel Salut, un repaire de motards, pour y retirer mon fameux permis frontalier, le sésame pour circuler dans les zones proches du Kazakhstan et de la Chine.

Puis je plonge dans les entrailles du souk Osh pour tenter d’y dégotter une cartouche de gaz adaptée à mon réchaud. Mais, malgré mes longues déambulations dans les allées surpeuplées et surchauffées je ne trouve pas l’objet convoité. J’ai pourtant reçu les conseils d’un jeune vendeur sympathique qui m’a orienté vers le bon quartier de cet immense ville dans la ville. Sur le retour, je fais gonfler mes pneus chez un petit garagiste. Le mot de France déclenche chez lui un immense sourire et me vaut quelques tapes dans le dos bien senties.

Après un passage à l’hôtel, je repars en chasse en visant les magasins d’articles de sports de plein air.

Le troisième sera le bon; je trouve des cartouches de gaz… russe. Tant pis pour l’embargo, je ne vais pas faire la fine bouche.

Résumons : border permit, fait; gonflage des pneus; fait, gaz, fait. Je me sens tout de suite plus détendu ! Je vais pouvoir profiter de la soirée. Ce sera de nouveau sur la place Ala Too et le parc Panfilov pour profiter de la joie de vivre qui émane des habitants de Bishkek. Et je ne suis pas déçu. A chaque fois que je demande la permission de faire une photo je l’obtiens sans difficulté et avec le sourire en prime.

Séance de maquillage festif.

Après avoir bien déambulé, je rentre à l’hôtel situé à environ 5 kilomètres de là. S’il m’est encore difficile d’éviter les grands axes, je trouve quand même quelques voies de délestage moins fréquentées. Je vais bientôt être un vrai Bishkekois !

Je viens de lire les nombreux commentaires que vous m’avez envoyés. J’en suis tout ému. Merci pour votre soutien et votre fidélité. J’espère ne pas vous décevoir !

8 réflexions sur “Mardi 26 juillet

  1. A chaque fois, c’est un réel plaisir de te lire et de suivre tes péripéties et tes aventures avec Colibri. Avec toi, l’histoire, la géographie ou la politique deviennent un réel plaisir. Merci Pascal 😉👍

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  2. Bonjour Pascal
    Je te souhaite bon vent pour tes nouvelles aventures que je vais suivre avec assiduité
    comme à l’accoutumée.
    Bon voyage
    Philippe

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  3. Merci pour ce beau moment de lecture et découverte ! j’ai hâte chaque jour (le midi pendant la pause) de lire tes aventures Pascal ! (tu fais mieux qu’une méga série Netflix :-). Bonne route – Carine P.

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  4. Nous sommes heureux que tu puisses reprendre tes aventures.
    Nous sommes ravis de te lire et de pouvoir voyager avec toi.
    Nous te souhaitons que tout se passe bien et que tu ramènes tout plein de bon souvenirs.
    Bon vent, bonne route, à bientôt,
    Marie-Claude et Ekkehard Thomas

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