Lundi 25 juillet

Finalement, le retard sera de plus d’une heure puisqu’on ne décolle que vers 19h. Vol sans histoire, à part quelques turbulences au-dessus de Belgrade. A l’escale d’Istanbul, je suis impressionné par l’immensité des halls de l’aéroport. Vaincu par la fatigue, je m’endors dans un fauteuil en attendant de connaître la porte d’embarquement. Quand je me réveille, il est grand temps de trottiner jusqu’à la porte B12A où l’on embarque pour Bichkek, toujours avec Turkish Airlines et toujours avec une heure de retard.

Deuxième vol sans histoire qui me permet de bien dormir, réveillé seulement par le service du deuxième dîner de la nuit. A l’arrivée, la récupération des bagages est immédiate et Colibri ne semble pas avoir souffert du voyage. C’est un gros soulagement de le voir ici et en bon état.

Il me faut quand même une bonne heure pour le sortir de son cocon et le remettre en état de rouler : revisser les pédales, refixer la selle, redresser le guidon, regonfler les pneus et accrocher les sacoches. Après avoir acheté une carte SIM du pays et retiré des soms, la monnaie locale, je suis prêt à effectuer une étape peu réjouissante mais nécessaire, aller à Bishkek. Comme de Paris à Roissy, ce sont environ 30 kilomètres, mais ici, pas d’itinéraire bis, la 2×2 voies est la seule option. Quand je sors de l’aéroport la chaleur me saisit; il fait 36 degrés à l’ombre et elle est rare sur le bitume. L’avantage c’est que je ne peux pas me tromper de route, c’est tout droit. Il me faut bien trois pause pour venir à bout de ce pensum.

Pas vraiment le genre de route dont je rêvais en venant ici.
Première rencontre sympa, un jardinier qui a accepté de m’arroser avec son tuyau.

L’entrée dans Bishkek n’a rien de séduisant non plus et la ville ne m’apparaît pas d’emblée sous son meilleur jour : grise, sale et polluée, émaillée d’immeubles en chantiers abandonnés. Mais je réserve mon jugement en attendant une visite plus approfondie. Je m’installe dans mon Tiny Hôtel, pas grand comme son nom l’indique mais au confort plus qu’honorable. Je me précipite sous la douche, puis je fais une sieste en attendant que la température baisse pour une visite du centre-ville.

Colibri déchargé de ses sacoches me permet d’arriver au centre-ville en une petite demi-heure. Outre la température, j’ai quelques coups de chaud à cause de la circulation. Faute de maîtriser le plan de la ville, je choisis d’emprunter les grands axes, des sortes de pénétrantes 2×2 ou 2×3 voies, sur lesquelles la place du vélo n’a pas été prise en compte. Et comme les automobilistes kirghizes doublent indifféremment à droite et à gauche, je dois me faire tout petit pour leur laisser la place.

La statue de Manas et le drapeau national.

Je fais un premier tour de la place Ala Too, épicentre de la vie de Bishkek en soirée. Et pour cause : cette place a le bon goût d’être agrémentée de multiples jets d’eau qui rafraîchissent l’atmosphère. Résultat, les familles s’y retrouvent pour goûter un peu de fraîcheur. Et les enfants sont à la fête; vente de jouets à deux balles, tour de poney, jeu de crève-ballons, voitures télécommandées, vente de glaces, c’est le paradis pour eux.

Le paradis des gosses.

Juste à côté, dans le parc Panvilov, c’est carrément la fête foraine sous les magnifiques chênes. Là, ce sont plutôt les ados qui s’éclairent dans les manèges à sensations fortes. Et au milieu de tout cela trône la statue équestre de Manas, le héros national et le drapeau géant du pays, gardé par des soldats impassibles.

Les beaux chênes du parc Panvilov accueillent la fête foraine.

Affamé, je m’installe à une table au milieu de la fête foraine. Faute de comprendre un traitre mot du menu, je choisis… une pizza ! Ma première confrontation avec la gastronomie kirghize attendra.

Le retour est aussi sportif que l’aller, avec l’obscurité en plus. Heureusement que je suis bien éclairé. Mais je commence à me repérer un peu et je parviens à emprunter quelques voies secondaires moins stressantes que les grands boulevards de l’aller.

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