8 heures du matin. C’est avec la musique des Rolling Stones dans les oreilles que j’enfourche Colibri devant l’hôtel « Paris 121 », situé comme son nom l’indique, au 119 de l’avenue de Clichy. Objectif : rallier l’aéroport Roissy Charles de Gaulle afin de procéder sur place à l’emballage sous film du vélo. C’est l’option que j’ai choisie de préférence à la mise en carton à Paris qui m’aurait obligé à transporter ensuite d’un côté Colibri empaqueté et de l’autre les 20 kilos de sacoches. Un paquetage bien encombrant.
Il m’a fallu deux petites heures pour effectuer la trentaine de kilomètres dans un Paris bien calme en cette fin juillet, et une banlieue aux multiples visages entre Aubervilliers et Aulnay-sous-Bois sous Bois. Mon appli de voyage me fait passer par des petites routes agréables. Jusqu’à la partie finale, où il est impossible d’éviter les voies rapides d’accès à l’aéroport.

Après m’être assuré d’être dans le bon terminal et à proximité du comptoir de Turkish Airways, je désosse Colibri avec le soutien plein de poigne d’un cycliste belge en partance pour le Brésil. Puis je sors mes rouleaux de films d’emballage et j’embobine Colibri qui ressemble alors à un rôti prêt à cuire. J’en termine presque quand une employée de Turkish Airlines vient me voir et m’informe que la mise en carton est obligatoire. La compagnie refusera d’embarquer le vélo dans cette configuration. Le récit de mes trois appels téléphoniques à la compagnie la font douter; elle consulte donc le responsable du vol en cours d’enregistrement. Confirmation, il refusera le vélo sans carton.
De là, je prends une décision énergique : je m’assieds et je mange une banane. C’est tempête sous un crâne. Dois-je aller faire la course au carton ? J’ai le temps, mais sans garantie de résultat. Et surtout, je ne peux plus me déplacer : Colibri est inutilisable et mes sacoches regroupées dans un big bag. Donc je décide de persister et de forcer le destin. Je termine le filmage avec beaucoup de soin et j’attends l’heure de début de l’enregistrement. Repéré dans la file d’attente, je suis ciblé par une hôtesse qui exige à son tour un carton. Face à mon argumentation elle appelle son responsable de vol. Visiblement ce n’est plus le même et celui-ci donne son feu vert. Ouf ! Mon forcing a payé, mais j’ai frisé la catastrophe. Je me voyais déjà négocier un report de 24 heures de mon départ pour retourner à Paris récupérer un carton. La galère !

La suite n’est que du bonheur ; une hôtesse mariée à un fan de vélo qui rêve aussi de partir en voyage sur deux roues. Un projet familial en gestation. Du coup on a papoté un bon moment et je lui ai laissé l’adresse de mon blog. Je la salue si elle lit ces lignes !
Le passage en salle d’embarquement me permet de bien faire redescendre la tension et la demi-heure de retard annoncée ne me fait ni chaud ni froid.

Beau voyage avec Colibri et merci pour ce partage…
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Bonne route!
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Bon vent Pascal ! Sacrée virée que l’on va suivre avec passion !!!… Merci !
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Petite lecture quotidienne indispensable 👍 sacré carnet de voyage 👏 belle route Pascal 😉
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bonne route l’ami
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